Sur Instagram, où elle compte plus de 336 000 abonnés sous le nom King Nasty, Brenda Biya a partagé une photo captivante de son moment intime avec Layyons Valença. Cette publication a été accompagnée d’un message d’affection affirmant : « Je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache. » Bien que la section des commentaires ait été fermée, manifestement pour éviter les réactions négatives, Brenda Biya a clairement exprimé ses sentiments pour sa partenaire et revendiqué son identité sans compromis.
L’annonce de Brenda Biya a également attiré l’attention de personnalités connues, comme Shakiro, une célèbre transgenre camerounaise en exil en Belgique. Shakiro a salué le courage de Brenda Biya et espère que son « coming out » contribuera à changer les lois oppressives sur l’homosexualité au Cameroun. « On va obtenir cette dépénalisation de l’homosexualité grâce à toi, » a déclaré Shakiro, soulignant l’impact potentiel de cette révélation sur les droits LGBTQIA+ dans le pays.
Toutefois, la situation légale reste sombre pour les personnes homosexuelles au Cameroun. Boris Bertolt, journaliste d’investigation, a rappelé sur Facebook que plusieurs individus sont actuellement emprisonnés pour leur orientation sexuelle, alors que le Code pénal du pays prévoit des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de détention, accompagnées d’amendes considérables (articles 347-1 à 347-3). Ce cadre juridique strict fait du Cameroun l’un des pays les plus sévères en matière de droits des personnes LGBTQIA+ en Afrique.
La décision de Brenda Biya de partager publiquement son histoire d’amour défie les normes sociales et politiques au Cameroun, tout en appelant à une réflexion plus large sur la liberté d’expression et les droits humains dans le pays.
